06 février 2007

Les petites sources font les grandes rivières (proverbe chinois)

Vers une déontologie publicitaire ...

Les dérapages de la surenchère aveugle que se livrent les deux puissantes sociétés de moteurs de recherche avides de conquérir le monde de la toile, inquiètent par leur manque de « conscience intellectuelle ».

Il y a juste quelques semaines, la presse dénonçait l'achat par le parti d'extrème droite "Force Nationale" de 600 « mots-clés » à la société Américaine « Google » (voir article).
A la recherche d’informations via le site « Google », sur des thèmes comme : « politique », « nation », « socialisme » l’usager a droit à la « publiGoogle » lien direct vers le site de "Force Nationale".
Un peu désordre en Belgique quand on connaît l’importance du « cordon sanitaire médiatique» autour des partis extrémistes.

Cet article du vif daté du 05/02/2007, mérite aussi toute notre attention : (extrait)



Le "Vif" , que je considère comme un journal sérieux ne déroge pas à cette nouvelle "vague publicitairement incorrecte".
(Je vous invite par ailleurs à parcourir le catalogue de la dite société, afin de « réveiller le chasseur qui est en vous ! » ).

Cette banalisation de la publicité sur le net n’est qu’un exemple de ce que sont (in)capables de créer ces sociétés publicitaires : A savoir une cohérence d’idées ou de principes en accord avec une certaine éthique, à tout le moins une certaine déontologie commerciale.

Il y a quelques semaines, Jean-Claude Defossé nous faisait découvrir la face cachée d’une de ces nouvelles sociétés publicitaires se mettant au diapason avec l’« éthique locale ».
Brûlant, littéralement les droits fondamentaux de l'homme en Chine sur le bûcher de la conquête du marché Chinois, la firme « Yahoo » (pour ne pas la nommer), espionnait l'échange de courriers entre internautes pour le compte de l’état Chinois. Ces « écoutes » menèrent nottamment à l'arrestation d'un « vétéran de la dissidence en Chine » : Shi Tao journaliste local indépendant, qui fut condamné par les autorités chinoises à dix ans de prison pour « divulgation de secrets d'Etat ».

Une déontologie propre aux annonceurs est, plus que jamais nécessaire, voire salutaire.

HA