lendemains d'ici ou d'ailleurs

En cette période de morosité internationale, "humeurs" se (re)penche sur la question de la détresse et de l'optimisme ambiants ...
Coup de sonde ...
Avant le crash bancaire international, d'aucuns pensaient tenir l'explication à tous nos maux : "l'autre" . Le chomâge, la précarité, les sdf, les prix qui grimpent ...le coupable était tout désigné : c'était lui, celui qui arrivait de on ne sait où, ni comment. Il venait nous ôter le levain de nos bouches ... tout simplement ! Identifié grâce à des études approfondies de fin 1938, on nous savonna avec des slogans du genre "l'immigration est un fléau qui ronge petit à petit l'Europe entière". Ou, plus simple : "Immigrés dehors !" Pourquoi faire compliqué ?
On a même envisagé la solution "finale" : les charters et les primes au départ. Mais avec 50.000.000 d'immigrés en Europe, ça fait quand même beaucoup d'avions pleins et de magasins vides.
Cracboumpatatra
Arriva l' automne 2008, paysages orangés et feu dans les banques. Panique dans les bourses (en tout genre), rechômage, reprécarité et repessimisme ambiant. Quel coup ! Trahis par les nôtres ...
On ne m'enlèvera pas l'idée
Le choix, pour eux c'est "marche ou crève" version tiers-monde.
Notre choix : bunker quotidien, "marche ou crève" version quart-monde.
Mon choix : une petit poème :
"Les zombies"
Les zombies pleurnichent devant quelques faits divers,
le frigo moins rempli qu'hier ...
Chaque jour un peu plus triste
sous leurs yeux déjà habitués,
les facture impayées,
les crédits "poudre aux yeux",
t'as tout aujourd'hui et tu payeras l'addition demain, c'est mieux.
c'est pas grave : l'important c'est l'espoir ...
Les zombies comprennent enfin,
qu'ici ou ailleurs ce sont les mêmes lendemains.
Des lendemains qui déchantent parfois,
et qui ont le mérite de tracer une voie.
Une voie vers quoi ?
Une voie, vers toi, vers moi.
Alors ils réalisent soudain,
qu'il ne fallait pas oublier le réel.
Et que leur petit bonheur (im)matériel,
ils ne l'emporteraient ni en enfer, ni au ciel ...
HA.
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