24 septembre 2009

Les oubliés du royaume

Les blanches colombes qui survolent
les cours emmurées des écoles,
les nuages qui s'ouvrent sur un coin de ciel bleu,
la vie reprend un peu au fond de mes yeux.

Une lueur, une étincelle,
la fureur et cette voix qui m'interpelle :
Toi, au fond de ton cachot, ne pense plus à moi,
oublie-moi.

Mais comment oublier ces blanches colombes
qui survolent les cours emmurées des prisons ?
Comment oublier les cris à jamais entendus , ces pardons ?

La rage qui monte de ces catacombes,
et à jamais à tous ceux la honte
de porter le poids sur leurs épaules
le destin cruel des oubliés du royaume ...

On se dit non

Elle me dit oui,
je lui dis non.
Je lui dis oui,
elle me dit non.

C'est comme ça,
entre elle et moi,
elle me dit oui,
je lui dis non.

Elle me dit non,
je lui dis oui,
elle me dit oui,
je lui dis non.

C'est comme ça,
entre elle et moi,
je lui dis oui,
elle me dit non.

Ca fait un temps dejà,
qu'entre elle et moi,
on en est plus là.
Un jour peut-être,
on percera ce mystère.


On se l'était promis,
enfin ... elle m'avait dit oui,
mais c'est comme ça,
entre elle et moi,
elle me dis oui,
je lui dis non ...

Les nous

Les nous pleurnichent devant quelques faits divers,
le frigo moins rempli qu'hier ...
Chaque jour un peu plus triste
sous leurs yeux déjà habitués,
les factures impayées.
Les crédits "poudre aux yeux",
tu payeras l'addition demain, c'est mieux.
c'est pas grave : l'important c'est l'espoir ...
comme un aveugle dans le noir.

Mais, quelle chance !
Les nous comprennent enfin,
qu'ici ou ailleurs ce sont les mêmes lendemains.
Des lendemains qui déchantent parfois,
mais qui ont le mérite de tracer une voie
.
Une voie, vers quoi ?
Une voie, vers toi, vers moi.

Alors les nous réalisent soudain,
qu'il
ne fallait pas oublier le réel.
Et que leur petit bonheur (im)matériel,
ils ne l'emporteraient ni en enfer, ni au ciel ...